Ty Segall – Manipulator

cover

Tous les adorateurs de garage rock californien ainsi que de pédale fuzz sont sur le pied de guerre avec la sortie du nouveau Ty Segall. Du haut de ses 27 ans (attention année charnière) il est déjà à son septième album solo, sans compter tous ses projets de groupe. Voilà encore un de ces américains touche à tout ultra productif comme on les aime. En plus le petit gars joue de tous les instruments. Habitué des enregistrements à la va vite, le californien change de méthode pour Manipulator. Il s’épaule de Chris Woodhouse – producteur de Thee Oh Sees – pour réaliser les 17 pistes de ce disque. Certains diront que Ty Segall est au sommet de son art et ils n’auront peut être pas tord. Jetons donc un oeil sur le tant convoité Manipulator.

Fuzz Factory

L’album sonne assez rock 70’s. Que ça soit sur les batteries typées Beatles ou les harmonies vocales – grande mode de l’époque – le disque nous ramène quelques décennies en arrière dans un univers flower power utopique et optimiste. « Manipulator » ou « The Faker » sont de pures hymnes rock comme on n’en fait plus. Comme dirait l’autre « C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes », oui mais c’est toujours mieux quand la soupe n’accroche pas au fond de la casserole ! Ty Segall évite cela en ajoutant des couches de guitares fuzz – type wall of sound – pour rajeunir tout ça. On se retrouve alors avec un savant mélange de passé, de présent et de futur réjouissants. « It’s Over » synthétise assez bien toutes les facettes de la musique du californien. La mélodie est accrocheuse et percutante et les guitares se font bien remarquer.

Encore un petit génie

Je ne vais pas vous la faire à l’envers. Je ne connaissais pas Ty Segall avant d’écouter Manipulator. Ce disque est certainement un bon point d’entrée dans la discographie déjà immense du bonhomme. En plus du talent mélodique, une grande diversité musicale se dégage de l’album. Bien sur le côté rock puissant et garage évoqué plus haut mais également quelques titres où Segall s’équipe d’une guitare sèche comme sur « The Clock » ou le très beau « Don’t You Want To Know ? (Sue) ». Bref, dans la veine rock cet artiste sait tout faire et n’hésite pas à le montrer sur ce disque.

Ty Segall clôt l’été à merveille avec un album motivant à souhait. Il est vrai que quand on jette un oeil sur les trois derniers mois, on a été gâté niveau musique. Mais ça, vous l’entendrez dans la playlist spéciale été 2014.

La Note :

 

4

 

 

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