Top 2018 : Les dix meilleurs albums

Bonne année 2019 à toutes et tous. Une année très peu mouvementée sur Madafaka.fr. Changement de situation personnelle, manque de cette folle envie d’écriture et surtout le format podcast qui prend de plus en plus de place sur le site avec Discographies. Néanmoins, il est hors de question de fermer le site. Il est tout simplement moins actif pour le moment. Je ne vais quand même pas arrêter de vous gaver avec mes opinions musicales ! Si ?

Malgré le peu de critiques écrites ou audio, j’ai bel et bien écouté beaucoup de musique en 2018. Une année somme toute bonne, avec un goût prononcé de découvertes. Vous pouvez d’ailleurs retrouver un bilan très complet de l’année 2018 en musique en écoutant l’épisode hors-série de Discographies qui y est consacré.

Bref, de jacasseries. Bienvenue en 2019 et je vais vous conseiller 10 albums sortis en 2018. Et il y a bien évidemment une giga playlist à la fin de l’article.


10.

Khruangbin – Con Todo El Mundo

Lire l’article complet : Khruangbin : le cosy du dimanche.

Inconnu au bataillon pour moi et conseillé par un ami, ce trio Texan aux sonorités traversant les frontières de notre bonne vieille planète bleue, Khruangbin est l’une des grosses découvertes de l’année. Les plus érudits connaissent déjà le groupe grâce à son premier album sorti en 2015 ou grâce à son apparition sur le Nate Light Tales de Bonobo. Khruangbin c’est une musique chill et cosy, en marge des codes sans jamais être bizzare. C’est des mélodies de guitares tout droit sorties des années 60-70 et une ambiance d’un autre temps, sans jamais frôler le ridicule et le caricatural. C’est un grand OUI !


9.

Justice – Woman Worldwide

Après l’excellent Woman en guise de troisième album aux accents pop, le duo électro’ français fête ses dix ans avec un album haletant mixant le meilleur de sa carrière. Il ne s’agit pas là d’un best-of, mais bel et bien d’un album type Alive des Daft Punk. Justice mélange et remixe ses morceaux les plus célèbres pour donner ce qui est probablement la meilleure galette de leur discographie. Un folle envie de taper du pied nous envahit et on ne peut que s’incliner devant la folie dansante qu’insuffle l’album. La fête, la fête et encore la fête !


8.

Superorganism – Superorganism

Lire l’article complet : Superorganism : super trop cool.

Autre grosse découverte de l’année, le premier album de Superorganism est d’une fraîcheur nécessaire et bienvenue. Pop sucrée et production très colorée, chaque titre est un tube ! Le groupe possède un charisme enfantin, peut-être car Orono Noguchi est très jeune, et nous embarque dans un univers merveilleux fait de licorne et d’erreur 404. Formé sur un malentendu, Superorganism est un groupe sur lequel il va falloir compter pour la pop des prochaines années.


7.

J.C. Satàn – Centaur Desire

Lire l’article complet : Énorme crochet du droite de J.C Satàn.

Coqueluche bordelaise du rock hexagonal, J.C. Satàn souille les scènes européennes depuis bientôt dix ans. Une expérience à vivre en live, ABSOLUMENT ! Ce cinquième album est sans aucun doute celui qui transcrit au mieux la puissance live du groupe. C’est d’ailleurs la première fois que le groupe enregistre une vraie batterie, c’est donc pour ça… Ne paniquez pas quand on crie sur les toits que le rock est mort en France, il n’a jamais été aussi en forme. Sauf qu’il ne passe pas chez Ruquier…


6.

La Secte du Futur – Wounded Princes

Lire l’article complet : La secte du futur vient de casser le game du rock français.

Vous voyez, il est pas mort le rock français ! Plus qu’un album de rock indé, l’album est un voyage improbable dans un monde post-apocalyptique/médiéval/post-punk. Une direction assez inédite qui permet au groupe de surprendre et de livrer un album d’une qualité rare. L’énergie y est supersonique et l’ambiance très travaillée. Une grande réussite pour un groupe encore niche.


5.

Nine Inch Nails – Bad Witch

Encore un Ep pour la nouvelle mouture de Nine Inch Nails qui incorpore désormais Atticus Ross dans la recette. Ce six titres est très généreux et confirme la nouvelle direction cracra prise par Trent Reznor. On sature tout, on balance des effets sonores dans tous les sens, on s’égosille dans le micro et on joue du saxophone ! Nine Inch Nails est un groupe qui ne cesse d’évoluer sans jamais se trahir. Une musique fascinante et étrange qui surprend seconde après seconde. Trent Reznor nous sauvera tous !


4.

Brockhampton – Iridescence

Voilà un groupe dont je ne connais pas grand chose. Hip-Hop expérimental enfanté par un collectif aussi grand qu’une famille princière, je n’ai jamais trop su d’où sortait ce groupe. Je n’ai jamais trop voulu trop en savoir non plus, un comble dans le rap actuel. Pas par fainéantise, mais par manque d’intérêt : je n’ai pas envie de connaitre la vie des membres de Brockhampton car leur musique se suffit à elle-même pour moi. C’est pourquoi je ne donnerai pas trop de détails sur la bio du groupe. Tout ce que je peux vous dire c’est que si vous aimez le rap américain qui sort des sentiers de la trap pour marcher dans les pas de Death Grips et Young Fathers, foncez tête baissée.


3.

Jon Hopkins – Singularity

Que c’est beau. Jon Hopkins possède la recette pour nous émouvoir et vouloir nous faire danser en même temps. Sa musique frôle parfois l’expérimentation sans être imbuvable. On reste bouche bée devant tant de profondeur et de maîtrise technique. Singularity est un album de musique électronique complexe et apaisant à la fois. La musique ambiante se mélange avec des pistes plus rythmées pour donner un album riche et singulier. Ça s’écoute en boucle, sur un divan ou sur les dancefloor.


2.

Ghost – Prequelle

Lire l’article complet : Ghost : le rock aux grandes envergures n’est pas mort !

« Mais puisqu’on vous dit que le rock est mort ! Vous n’écoutez donc jamais rien ! À l’époque y’avait Kiss, Queen et toute la compagnie, c’était autre chose. » Si votre daron/daronne vous sort une réplique pareille, mettez-lui le dernier album de Ghost dans les oreilles et constatez à quelle vitesse il va changer de ton. Après une grosse polémique (histoire de gros sous, identité secrète plus vraiment secrète …), Ghost avait tout à perdre avec ce quatrième album. Le groupe mené par Tobias Forge a pourtant tout gagné ! Rock ambitieux aux refrains dévastateurs et ambiance de vieux films d’horreur font de ce disque une grande réussite. D’autant plus que le groupe pousse un cri d’amour au rock progressif 70’s avec deux morceaux instrumentaux de haute volée. L’album rock par excellence.


1.

Kali Uchis – Isolation

Mesdames, Messieurs, voici la pochette la plus kitschou de l’année. Ce satin drapé, ces couleurs criardes et cette Kali Uchis simili Arielle la petite sirène. Tout y est pour rendre hommage au R&b de la fin des années 90 et du début des années 2000. Une musique qui m’accompagnait à mes heures de très jeune homme (genre 10/12 ans) et qui passait en boucle sur MTV ou pire Trace TV !

Pourtant le R&B n’est pas mon genre de prédilection. J’y préfère les grosses guitares, les chanteurs en pleine dépression et les sons électroniques un peu chelou. Cela ne m’a pas empêché de craquer instantanément sous le charme de Kali Uchis. Cette voix suave découverte sur le Flower Boy de Tyler The Creator réalise un premier album de grande qualité. Les instrumentaux sont dingues (Damon Albarn, Thundercat, Kevin Parker, BadBadNotGood) et Kali Uchis livre une performance d’une justesse exceptionnelle. Rien n’est laissé au hasard et on prend sont pied tout au long de l’album.


Et voilà la playlist de l’année !

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