Thom Yorke – Tomorrow’s Modern Boxes

Cover Front

[Lettre d’un fanboy]

Si vous étiez sur les internets vendredi soir, vous avez certainement bondi jusqu’au plafond en apprenant la sortie immédiate d’un nouvel album solo de Thom Yorke. Pour les néophytes, Thom Yorke est le leader du très connu Radiohead ainsi que d’Atoms For Peace. Il s’était déjà aventuré en solo en 2006 avec le magnifique The Eraser. Un album plein de bonnes idées et de mélodies prenantes. Bref, une pépite (dans mon top 1 de mes albums préférés). Revenons sur ce nouvel album. Vu que l’oncle Thom est en colère avec l’industrie musicale (à juste titre), il décide de sortir Tomorrow’s Modern Boxes via le réseau peer to peer BitTorrent. L’album n’est pas gratuit pour autant (bande de pirates), vous pourrez vous le procurer pour la modique somme de 4,72€. En gros vous payez l’accès au Torrent. Un nouveau Thom Yorke pour le prix d’un kebab c’est quand même trop cool. Si vous êtes tactile votre portefeuille va faire la gueule car le vinyle (ce fameux vinyle blanc teasé sur twitter quelques jours avant la sortie de l’album) vous coûtera la coquette somme de 40€. Bon apparemment les matériaux utilisés pour la pochette du disque sont assez inédits, le tout livré dans une sorte de sac du futur. Bref, les méga-fans (salut c’est moi) finiront quand même par l’acheter donc bon…

Ici c’est le paradis

L’album commence très bien avec « A Brain I A Bottle ». On sent tout de suite la nouvelle direction que prend Thom Yorke sur ce disque. Beaucoup d’infra-basses pour une musique résolument électronique bien évidemment sublimée par la voix de l’anglais. Mais Thom Yorke est un robot au coeur obstinément humain. Cela se confirme sur le morceau suivant : « Guess Again ! ». On retrouve un piano mélancoliquement traité, mélangé avec des loops électroniquement hypnotiques. Mais ce n’est rien comparé à « Interference », titre d’une beauté propre à la musique de Thom Yorke. Pas de piste rythmique, juste des synthétiseurs, quelques effets sonores et la voix de Yorke. Une simplicité qui rend ce morceau très touchant et simplement beau. S’en suit « The Mother Lode » qui tient sans aucun doute le rôle de titre tête d’affiche de l’album. L’atmosphère dégagée est tout simplement magnifique. Des samples hachés finissent par donner une couleur quasiment unique à la mélodie (sans parler des harmonies). Les grosses basses sont encore de sortie et la longueur du morceaux nous fait bien comprendre que quelque chose d’autre se cache dans la suite de l’album.

DJ Minimal Thom

L’album prend un tournant plus minimal à partir de « Truth Ray ». Les instrus sont plus simples et énigmatiques (on dirait du FlyLo non ?). Le chant de Thom Yorke se digitalise de plus en plus. La mutation finit d’opérer avec le morceau suivant: « There Is No Ice (For My Drink) ». Thom Yorke ne chante plus mais joue avec sa voix, la samplant dans tous les sens. Un titre qui fait donc les yeux doux aux nuances sonores ainsi qu’aux ambiances chamaniques chères à Thom Yorke. « Pink Section » parait sortir directement d’un album de Boards Of Canada. Cette transition est le dernier chemin à prendre avant la fin du voyage. Il nous mène vers « Nose Grows Some » aux accents de Braids. On connaît l’importance des chansons de clôture dans les albums de Thom Yorke. « Cymbal Rush » sur The Eraser ou encore « Amok » avec Atoms For Peace, ces morceaux sont souvent des points émotionnels culminants. C’est encore le cas avec « Nose Grows Some » ! Intime et apaisé, ce morceau est une petite comptine sonore à écouter avant de se mettre au lit.

Je n’ai pas l’habitude de faire du track by track sur le blog mais, cette fois-ci, je n’ai pas pu m’en empêcher. En tout cas vous savez assez précisément ce que je pense de Tommorow’s Modern Boxes. Un album simple, surprenant, créatif, honnête et tout simplement beau. Thom Yorke est en pleine forme et ça présage du meilleur pour le nouveau Radiohead…

La Note: 

5

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