The Soft Moon – Deeper

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L’année 2015 est vraiment hors compétition. À chaque mois sa pépite et c’est Luis Vasquez qui régal pour ce mois d’Avril, avec le troisième album de son projet The Soft Moon. Deeper fait les yeux doux aux plus belles heures du post-punk et du shoegaze. « Mais on va pas en finir avec le shoegaze ?! » J’en sais rien mais, profitons en tant que ça dure. Deeper n’est pas qu’un album shoegaze, loin de là ! Composé entre Berlin, Venise et Oakland, ce nouvel album laisse beaucoup de place à des synthétiseurs d’une noirceur inquiétante accompagnés d’une voix sombre et désespérée. Bref, cet album ne passera pas au mariage de votre oncle mais il est parfait pour partir en voyage au plus profond de votre âme.

Réalité cauchemardesque

Cet album est troublant, marquant, bouleversant mais en aucun cas déprimant. Alors oui c’est sombre, très sombre même mais, ça n’empêche pas d’en dégager des sentiments libérateurs voire rédempteurs. Rien de masochiste là-dedans car Deeper possède des qualités musicales et sensorielles indéniables. « Black » rappelle les plus belles heures de Nine Inch Nails (l’idée d’une collaboration entre Reznor et Vasquez me fait mouiller mon slip). Ce titre s’écoute en boucle de manière obsessive tant sa composition hypnotique est enivrante.

Juste sur toute la ligne

L’album est totalement affolant du début à la fin. Aucune faute de goût n’est à déplorer, tout est émotionnellement fort et juste. On a envie de croire à ce que nous raconte Luis Vasquez tant il y met une volonté à rude épreuve. Des titres comme « Far » ou « Being » sont d’une sincérité et d’une franchise incroyablement puissante et ça fait vraiment du bien. Deeper cristallise toutes les incertitudes, les peurs et les questions que tous les êtres humains que nous sommes pouvons avoir. L’expérience est si troublante qu’on ne sait pas si on en sort plus tourmenté qu’apaisé. Cet album est tout simplement puissamment passionnel.

Deeper fait parti des poids lourds de cette année 2015 aux côtés de Transfixiation de A Palce To Bury Strangers et le premier album de Viet Cong. Le mélange entre l’électronique et les instruments live est géré d’une main de maître sombre et angoissante. Cet album est aussi beau que terrifiant, classe que sauvage, libérateur que préoccupant.

La Note:

5

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