Tame Impala – Currents

Tame-Impala-Currents

J’aime pas Tame Impala ! Pourtant j’adore Pond, le projet parallèle de trois des membres du groupe. Les australiens sont les nouvelles coqueluches du psychédélisme léger et groovy. Pourtant, à part un Michael Jackson sous prozac, j’entends pas grand chose dans leur musique. Surtout sur Currents, leur dernier album en date. Si si, le disque sur lequel le mec bien propre sur lui que tu croises tous les deux mètres à Rock en Seine est censé danser cet été. (Pour de vrai j’aime bien rock en seine mais, faut avouer que l’ambiance est bizarre. Non ?). Bon, revenons à nos moutons. Pourquoi j’aime pas Currents ?

Dans deux mois en s’en souviendras plus…

Tame Impala c’est un peu comme The Klaxons, Midnight Juggernauts ou MGMT. Leurs morceaux sont connus de tous mais on se souvient rarement du groupe qui se cache derrière. Ce phénomène est certainement dû au fait que c’est exactement le genre de groupe que l’on entend dans des publicités pour bagnoles. En soit, c’est pas très grave de ne pas se souvenir du nom du groupe. Surtout que les groupes cités plus haut sont très bons. Tame Impala inclus ! J’ai beau ne pas aimer du tout cette musique, je lève quand même le pouce en l’air pour soutenir ce panache et cette liberté de création dont font preuve les australiens. Même si cela abouti parfois sur de mauvais mixes sous virtual Dj. « Let It Happen » est effectivement saccagé par les trop grandes (ou trop petites) ambitions du groupe… On peut au moins admettre que Tame Impala ne se laisse pas aller à la dictature du dancefloor et du hit pour y préférer des morceaux plus lents et planants. Le problème c’est que ceux-ci ne sont pas assez bons pour nous tenir en haleine pendant les cinquante minutes de l’album.

Je baille, avec une larme de regret qui coule sur ma joue

Ce disque aurait pu être un vrai bijou. Tame Impala est une mine d’or mélodique. Malheureusement, le groupe semble ne pas vouloir creuser trop loin et nous laisse souvent sur notre faim. Ça ne décolle jamais, rien ne se passe et on finit par s’endormir. C’est vraiment dommage car il y a de très bonnes idées sur cet album. Certaines sonorités et textures abordent un look mystérieusement rétro au charme indéniable. La fin de « The Moment » propose même une montée en puissance raffinée, malencontreusement gâchée par le reste du morceau où l’on s’ennuit ferme. Cette frustration n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle du dernier album de Caribou.

J’ai réellement voulu donner une chance à ce disque. Après tout, l’album de Pond était super et la pochette de Currents est vraiment sublime, mais il manque un grain de folie pour rendre cet album incontournable. Tant pis, ce n’est pas aujourd’hui que je vais me réconcilier avec Tame Impala. J’aurais essayé…

La Note:

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