Swedish Death Candy

Vendredi 8 décembre aux Transmusicales de Rennes à 21h, le Hall 3 se prépare à accueillir le premier concert de cette deuxième soirée de festival. Jean-Louis Brossard, programmateur emblématique de l’événement, passe faire un petit coucou et appelle Swedish Death Candy à venir démarrer son show. Le quatuor débarque alors sous des applaudissements encore timides. Eh ouais, un vendredi soir à 21h, le public n’est pas encore chaud.  Il aura fallu quelques minutes au groupe londonien pour réchauffer l’atmosphère et mettre le feu à ce vaste Hall 3. Créateurs d’une musique psychédélique musclée, les musiciens mettent une claque de 50 minutes aux festivaliers. La soirée commence bien. Reste plus qu’à écouter ce que donne leurs compositions en studio.

Mettre une branlée à Ty Segall.

Avec ce premier album, Swedish Death Candy s’inscrit dans la droite lignée des groupes suçant jusqu’à la moelle les années 60-70’s. Au simple détail que la formation anglaise fait déjà partie du haut du panier. Ty Segall et les King Gizzard semblent être des influences indéniables, mais Swedish Death Candy ajoute encore plus de puissance à cette musique indémodable. Avec son armada de pédales d’effet, la guitare de Louis Perry fait revivre les plus grands. De Hendrix aux Beatles, mais avec des muscles bien plus galbés. Fuzz, phaser, delay, reverb, les aficionados d’effets seront au septième ciel.

Avoir une pléthore d’effets n’à rien de révolutionnaire. Flash info : ça ne fait même pas de vous un bon musicien ! Bien heureusement, les quatre anglais ont bien appris leurs leçons et réalisent un quasi sans faute avec ce premier album. Le disque alterne entre morceaux musclés et constellations psychédéliques. Le tout sans forcer. Un album d’un naturel déconcertant.

Jimi ? C’est toi ?

Swedish Death Candy trouve toujours le petit riff, le petit refrain qui va faire mouche. Un sens de la composition qui rappelle celui d’un certain Jimi Hendrix. La comparaison parait affolante tant le talent du maître incontesté de la guitare semble inatteignable. Pourtant certains passages de « Last Dream » ou de « Liquorice, pt 2&3 » font clairement échos aux morceaux du bon Jimi. Ajoutez un soupçon de stoner et vous avez une recette somme toute délicieuse. C’est d’ailleurs dans cette alternance/mélange entre rock 70’s et gros stoner qui tache que le groupe tire son épingle du jeu. Plus particulièrement dans les bridges (ce truc qu’on cale souvent entre deux refrains).

L’album connait également un gros temps fort avec le duo « Avalanche »/« When All Is Gone ». Deux morceaux plus lents et expérimentaux où le groupe sort le grand jeu. Guitare 12 cordes, synthétiseurs et approche progressive de leur composition. Un vrai bonheur, bien que pas des plus originaux.

Ce premier album place Swedish Death Candy parmi les groupes à observer de très près. Bien que trop court, l’album est généreux et laisse présager d’un avenir radieux pour le quatuor. Si tant est qu’il ne s’enferme pas dans un tunnel de riff et continue à expérimenter et à complexifier sa musique sans jamais la rendre imbitable. Prometteur.

La Note :

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