Sun O))) & Ulver – Terrestrials

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Quand deux groupes de drone font équipe sur le même album cela donne un album de jazz ambiant. De Jazz ? Oui, des trompettes et même des violons se retrouvent sur cet album. Enfin de compte, cela n’est pas si surprenant. En effet, Sun O))) et Ulver ont toujours eu cette fibre expérimentale et ils l’exploitent à merveille sur « Terrestrials ». Outre sa pochette magnifique (oui il s’agit d’une vraie photo du soleil) réalisée par Alan Friedman, cet album raconte une histoire. C’est cette histoire que nous allons essayer de retranscrire aujourd’hui. Bon il s’agit d’un point de vue parmi tant d’autres, leur musique pouvant être ressentie de multiples façons différentes. Bref, je vous propose d’embarquer dans un track by track quasiment épique.

De l’ambiance et puis c’est tout

On commence donc ce track by track avec la première partie de Terrestrials (qui désigne les habitants de la Terre si je ne m’abuse). « Let There Be Light », ou la genèse de notre existence est le prologue de notre voyage. Ce morceau est en flux tendu. Les violons en arrière plan nous rappellent bien évidemment le travail de Jonny Greenwood sur ses bandes originales de films (« There Will Be Blood » en tête). Le tout s’aipaissit minutes après minutes. Les cuivres, menés par Stig Espen Hundsnes, s’imissent petit à petit dans le morceau. Arrive l’entrée fracassante de la batterie et de la basse qui donnent un souffle épique à notre périple. L’aventure est donc officiellement lancée et le morceau est magnifique. Les deux groupes gèrent très bien l’équilibre entre les émotions.

« Western Horn » est la seconde partie de notre histoire. La menace est arrivée. Les guitares sont de sortie. En fond les larsens nous intimident et ajoutent un certain mysticisme à notre voyage. La basse parait sortir des entrailles de la terre. On retrouve toujours cette tension dans les violons, tel le bourdonnement d’une mouche. L’atmosphère en devient presque macabre.

Dernière étape de notre récit, le titre « Eternal Return ». La peur retombe. On fait face à l’apaisement. Un peu comme le calme sur le champ de bataille après une guerre sanglante. Les violons se calment. Vers la moitié du morceau le temps se fige et la nostalgie se glisse à grand pas dans nos oreilles. Un chant incantatoire arrive, comme l’annonce d’un mauvais présage. Le monologue terminé, la menace gronde à nouveau comme un orage dans le ciel sombre d’un soir de tempête. Grondera-t-elle de nouveau ? Là est le mystère.

J’espère que ce récit vous aura transmis ne serait-ce que 5% de l’atmosphère proposée par Sun O))) et Ulver. Bien sur, chacun pourra se faire sa propre idée et ses propres illusions au sujet de cet album. Certains y verront un voyage au sein de l’histoire de notre planète, d’autres une expérience quasi-cosmique. Le champ des possibles est illimité. Une choses est sûre, « Terrestrials » nous embarque avec brio.

La Note:

4

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