Rone – Creatures

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Bonjour internet. Il y a trois ans, vous avez certainement reçu une belle pichenette dans les oreilles en écoutant le splendide Tohu Bohu de Rone. Vous pouvez désormais renouveler l’expérience avec son tout nouvel album: Creatures. L’Ep Apache, sorti en 2014, était pourtant assez décevant, on ne retrouvait pas la patte rêveuse du musicien français. Creatures est donc attendu au tournant ! Ne vous inquiétez pas, Erwan Castex vous a prévu un très beau programme sans pour autant sortir un Tohu Bohu bis. Creatures est une nouvelle expérience moins solitaire mais toujours aussi intime.

L’intertitre du bonheur

Cet album m’a totalement redonné foi en la musique électronique française, même en la musique française tout court. Rone s’entoure de plusieurs artistes et c’est une bonne chose. Non pas que les morceaux qu’il réalise seul soient inintéressants mais, les collaborations apportent quelque-chose de neuf. Ça permet également à des jeunots comme moi de découvrir toute la puissance et la beauté des textes d’Etienne Daho ou bien la sensibilité de la trompette de Toshinori Kondo. « Mortelle » est probablement le plus beau moment de ce disque. Le talent de Rone et de Daho se combinent pour donner un titre magnifique. Pourtant, Daho c’est vraiment pas ma came. Comme quoi il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. « Acid Reflux » est également un grand moment. La trompette de Toshinori Kondo est manipulée jusqu’à l’extrême donnant un côté presque Vangelis période Blade Runner au morceau. En revanche, « Quitter la ville » avec François Marry (François and the Atlas Mountains) n’est vraiment pas terrible. L’instrumentation de Rone n’est pas mémorable tout comme la voix de François Marry (putain arrêtez de chanter comme Saez, c’est dégueulasse !). Heureusement, le texte est assez bon pour relever le niveau.

De belles trouvailles et des trucs moyens

Même si j’adore ce disque, il y a tout de même des choses qui me dérangent. Les morceaux plus rythmés et dynamiques me semblent moins réussis que ceux aux courbes plus ambiantes. « Ouija » et « Freaks » sont des morceaux sympas mais, il n’y a pas ce petit plus qui pourrait les rendre grandioses. Ce petit plus est pourtant présent sur « Memory » et « (OO) », deux très bons titres. On rentre même dans l’épique avec « Calice Texas » en collaboration avec Bachar Mar-Khalifé, lui aussi signé chez Infiné.

Cet album aurait pu être parfait mais, quelques défauts l’empêche d’accéder au club des cinq étoiles. J’aurais vraiment voulu l’inclure dans cette catégorie car je l’écoute très régulièrement mais, je reste conscient des problèmes qui le composent. Ce sont des problèmes minimes qui malgré tout, gâchent un peu l’expérience. Creatures reste tout de même un très bon album composé de morceaux vraiment géniaux. Franchement, c’est cool. Bonne journée.

La Note: 

4

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