Vous reprendrez bien un peu de Kaviar Special ?

Si il y a un bien un groupe rennais qu’il faut suivre en ce début d’année, c’est bien Kaviar Special. Après un deuxième album en 2016 à la production plus solide que son prédécesseur, les quatre rockeurs bretons continuent leur pèlerinage psychédélique avec Vortex. Un disque abouti qui se déguste en entrée comme en dessert, à tout moment de la journée. Énergie rock infaillible et matraquage fuzz sont les piliers de la musique de Kaviar Special. Ça rentre dans la tête aussi vite que le magnifique visuel de Valentin Pinel nous ébloui.

Quatre garçons dans le vent qui bouffent des galettes saucisses.

Kaviar Special c’est d’abord une attitude garage. Clip rigolo et guitare sanglée trop haute, le groupe vis sa vie sans trop se poser de question. En tout cas leur dégaine parait naturelle. On vous voit les poseurs avec vos t-shirt Ty Segall ! L’image c’est une chose, mais le plus important c’est la musique.

Autant vous dire que ce nouvel album ne met pas 1000 ans à faire hurler sa fougue. Vortex s’ouvre sur la basse la plus crados de l’année sur « Run Away ». Quelques secondes suffisent pour nous faire comprendre que la production de l’album est encore plus travaillée sur leur deuxième essai. Synthé, guitare acoustique et batterie de gros bourrin sont les ingrédients d’une recette qui ravira toutes les papilles. Sans oublier les solos de guitares fuzz qui viennent ajouter un coup de fouet au morceau tel du citron Yuzu dans un plat de Philippe Etchebest.

Headbang avec de la bière dans les cheveux.

La cavalcade garage ne s’arrête pas au premier morceau, ce serait bien trop dommage. On ride un cheval fou pendant une bonne partie de l’album. « Bedroom » se démarque particulièrement par sa simplicité et son urgente énergie. Un cri d’amour au rock’n’roll efficace et précis. On retrouve ce sentiment de hâte avec « Vortex » qui semble tout à fait adéquat pour habiller une course poursuite dans un OSS 117 sous crack. « Busted » et « Bursting At The Seams » ne sont pas en reste et contribuent à rendre ce disque encore plus foufou.

Vortex ! Les pyramides.

Un groupe de rock garage ne serait pas crédible sans une bonne dose de psychédélisme. À ce petit jeu là, les quatre zozos de Kaviar Special sont les spécialistes. Une petit synthé par-ci, un effet de guitare par-là, l’ambiance du disque est hallucinogène. Foutez de l’écho et de la saturation sur la voix et vous voyez déjà les couleurs des lumières du lustres se mélanger (true story). « How Come » illustre parfaitement cette drôle de sensation. D’autant plus que le morceau est une sorte de remake de « Conquest » des Whites Stripes qui traînerait des pieds.

Vortex est un troisième album qui fait le café. Que demander de plus à un album de ce style ? Il possède même sa petite balade avec « Back To School ». De quoi permettre de souffler un coup avant de revenir au milieu des pogos. Sans faire de chichi, l’album est un exemple d’énergie. La production étoffée permet aux morceaux de prendre l’ampleur qu’ils méritent, à notre plus grand plaisir. Kaviar Special a encore frappé ! Sans oublier les quatre labels qui se cachent derrière ce disque : Howlin’Banana, Azbin Records et Beast Records et Musique d’apéritifs.

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