Paul Kalkbrenner – 7

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Paul Kalbrenner, ou Paul K pour les intimes, a sorti son nouvel album le 7 août dernier. Il va sans dire que le berlinois est toujours au top de sa forme, malgré le tristounet Guten Tag, sorti en 2012. Moins sombre, ce septième album fait la part belle aux samples vocaux, faisant alors écho à « Sky And Sand », le plus gros succès du Dj. Fraîchement signé chez Sony/Columbia, Paul K a pu accéder à tout le catalogue du géant de la musique, lui permettant ainsi de mettre la main sur des bandes rares et convoitées. C’est donc avec surprise et émerveillement que l’on (re)découvre quelques artistes prestigieux tels que Jefferson Airplane ou D-Train.

La recette du succès

7 est la suite spirituelle du fameux Berlin CallingOn y retrouve un Paul Kalkbrenner rêveur, mélancolique et toujours prêt à faire danser les foules ! « Cloud Rider » s’impose comme le tube incontesté de cet album. Entraînant et entêtant, le morceau va graver le chant de D-Train dans votre cerveau pour de longues heures. C’est également le cas de « Feed Your Head », un titre rempli de bienveillance et d’espoir. Et c’est là que les puristes vont se mettre à râler. Oui, ce disque n’est pas très underground et saura contenté un public très large. Il s’agit simplement de la suite logique des aventures du héros allemand. Ne jouant plus dans des petites salles afin qu’un maximum de fan puisse venir, le musicien souhaite que sa musique touche le plus de personnes possible. Ce n’est pas un mal en soit, cette démarche est même plutôt généreuse. Alors oui, plus on touche de monde et plus on touche d’argent. Pourtant, même si cet album est très accessible, il ne faut oublier que Paul K reste fidèle à son style et ne va pas marcher sur les plates bandes de Martin Solveig et compagnie. Rappelons également que c’est l’un des dernier mohicans à jouer sa musique entièrement live sur scène.Images intégrées 1

Tout n’est pas parfait, mais pas loin…

Il faut avouer qu’il y à quelques morceaux bien en dessous des autres. « Channel Isle »« A Million Days » et « Papercut Pilot » ne sont pas mémorables et viennent un peu plomber le reste de l’album. Heureusement, « Mothertrucker » et « Shuffleface » rehaussent le niveau avec une pointe d’agressivité évitant ainsi à l’album d’être trop lisse. On pourrait pourtant vite s’ennuyer car Paul Kalkbrenner utilise quasiment toujours les mêmes rythmes (à quelques nuances près). Kick, hit-hat, snare (grosse caisse, charley, caisse claire) sont la base du rythme techno. Cependant, on ne se lasse jamais de ce trio rythmique magique car l’allemand l’exploite sous toutes ses coutures, lui donnant un aspect entraînant voire euphorique.

Paul Kalkbrenner continue d’être le pionnier de la techno minimale en emmenant le dancefloor directement dans notre salon. Entre le mainstream et l’underground, ce septième album est une petite merveille qu’il nous faut chérir. Le Dj va encore faire découvrir la musique électronique à beaucoup de monde et rien que pour ça, nous lui devons une fière chandelle.

La danse du siècle !
La danse du siècle !

La Note:

5

4 pensées sur “Paul Kalkbrenner – 7

  • 17 août 2015 à 18 h 09 min
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    Papercut Pilot est l’une de mes préférées. De la sève de Paul K !

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    • 17 août 2015 à 22 h 05 min
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      Ce morceau a pas trop de chance. Il est juste après Feed Your Head, qui est un moment clef de l’album. Mais c’est vrai que pris indépendamment, Papercut Pilot est beaucoup moins barbant.

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    • 17 août 2015 à 22 h 06 min
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      (Ce titre a vraiment pas chance il est juste avant Mothertrucker aussi…)

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