Panda Bear – Panda Bear Meets The Grim Reaper

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On attaque notre premier album de 2015 avec Panda Bear Meets The Grim Reaper de l’américain Panda Bear. Derrière ce pseudonyme animal se trouve Noah Benjamin Lennox, leader de Animal Collective. Sa musique est souvent qualifiée comme expérimentale et électronique. Alors là pour expérimenter y’a du monde mais, quand il faut écrire des morceaux dignes de ce nom, y’a plus personne. Voilà, j’ai donné mon avis trop vite. Quel con ! Laissez moi au moins une chance de vous expliquer ma déception.

Ça ne parait pas si novateur que ça

La première chose qui me chagrine à propos de ce disque c’est son manque d’audace. Les sonorités ne semblent pas si expérimentales et nouvelles que ce à quoi on pouvait s’attendre. On ne nous avait certes pas vendu une révolution musicale mais, tout de même. On arrive même à reconnaître les plug-ins utilisés par Panda Bear comme sur « Butcher Baker Candlestick Maker » (je mets ma main au feu qu’il y a du Guitar Rig là dedans). Et quand on ne reconnait pas les plug-ins, on s’arrache les cheveux sur des mélodies brouillonnes. Je dois bien avouer de ne pas encore avoir compris « Crosswords », « Mr.Noah » et « Come To Your Sense ».

La voix me dérange

Attention, Lennox chante bien. C’est pas un cador mais, on a vu pire. Je trouve juste que la voix est beaucoup trop présente. Elle a beau ressembler à celle de Brian Wilson des Beach Boys, elle me dérange. Son omniprésence vient gâcher des morceaux au potentiel faramineux comme « Sequential Circuits », qui semble fortement inspiré par les écossais de Boards Of Canada. Il suffirait d’un peu de kick et moins de chant pour que le morceau soit parfait. C’est le même constat pour la majorité des morceaux. Les rythmiques sont toujours aussi bordéliques que les mélodies et on fini par s’y perdre. Pourtant, je ne suis pas le dernier pour écouter des musiques expérimentales réputées difficiles d’écoute. Dans le cas de Panda Bear, j’ai l’impression que l’artiste souhaite apporter un côté pop qui ne s’intègre pas du tout à sa musique. En revanche, Lennox s’en sort beaucoup mieux avec les morceaux plus calmes (beh oui pas besoin de foutre de kick). « Lonely Wanderer » est bucolique et beau. Malheureusement, ça ne rattrape pas le faible niveau du disque.

2015 ne commence pas bien du tout ! Soyons honnêtes, Panda Bear Meets The Grim Reaper n’est pas le pire album qu’on ait entendu mais, ça vole pas très haut tout de même. Personnellement, je n’arrive pas à être touché par cette musique qui a pourtant, sur le papier, tout pour me plaire. Enfin bref, on espère que la suite des événements discographiques sera plus alléchante.

La Note:

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