Omar Rodríguez-López – Cuvée 2016

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Zapopan

(18/11/2016)

Dixième album ! Pour fêter ça, Omar Rodríguez-López va nous parler de son lieu de vie : Zapopan. Situé à quelques pas de Guadalajara, au Méxique, Zapopan est une ville qui mise son attrait touristique sur sa magnifique basilique (un peu de géographie ne fait pas mal…). L’image de cet album semble dire tout autre chose de cette ville. Bien loin des centres touristiques, Omar raconte les coins sombres et lugubres de sa ville.

Tengo miedo.

L’album s’ouvre sur trois morceaux effrayants au possible. Les machines semblent fondre sous la chaleur stridente de la voix de Rodríguez-López. Les guitares agonisent à vouloir suivre le rythme des fûts de Deantoni Parks. La musique s’efface petit à petit et revient nous surprendre. Jumpscare en pagaille, ça fait flipper ! « What’s Left In You » vient d’ailleurs rappeler de curieux souvenirs. On a déjà entendu ça quelque part. En effet, il s’agit de l’excellent « Sea Is Rising » déjà présent sur Corazones et Unicorn Skeleton Mask. Bien évidemment, cette nouvelle version est retravaillée et bien plus obscure que celle déjà présente sur Corazones. En revanche très peu de changement avec celle de Unicorn Skeleton Mask. C’est pourtant un plaisir de réentendre ce titre qui semble suivre Omar Rodríguez-López dans toutes ses aventures.

Omar’s basement.

L’ambiance de cet album est très sombre. Les machines se mélangent avec des guitares tout aussi décadentes. « Tentáculos De Fé » en est une démonstration parfaite. Rythme enfumé, chant en espagnol et solo de guitare libérateur. Une fois de plus le musicien se réorchestre. Ce titre est en effet une réinterprétation de « Alga Dulce De Pulpo » paru sur Un Escorpion Perfumado. Sacré Omar… L’originalité est un peu plus à l’honneur avec le surprenant « Archangel » accompagné de basses wooble. Un titre atmosphérique qui illustre l’esprit torturé de cet album.

Bien que difficile d’accès, Zapopan est très honorable. Le climat y est pesant et bordélique. Rodríguez-López crée une fois de plus une confusion sonore, qui place l’auditeur dans une faille psychique étrange et malaisante. Un album qui est pourtant diablement attractif. Zapopan c’est le Jumanji de la musique. Nous savons qu’il ne faut pas jouer avec, mais nous sommes irrésistiblement attirés par son aura mystique. C’est ça la dépendance ? Allez, 4/5 Omar avec des grosses lunettes. C’est cadeau !

zapopan

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