Metronomy – Summer 08

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Retour vers le passé et pop ultra branchouille, le nouvel album de Metronomy est bel est bien dans les bacs. Summer 08 est un cinquième album nostalgique et dansant (ce qui n’est pas réellement une surprise). Amour perdu et début de la gloire, l’été 2008 a effectivement été mouvementé pour Joseph Mount, seul capitaine à bord du navire de croisière Metronomy. Ce nouvel album promet donc un retour aux sources du groupe, tout en y apportant l’expérience des années vécues au sommet de la hype.

#villashcweppes

Le côté branché et riviera addict de Metronomy a toujours été leur plus gros défaut. Parfois péteux, presque arrogant, Joseph Mount laisse derrière lui l’image d’un fils à papa trop content de tester ses nouveaux claviers. Du moins c’est ce que je pensais avant la sortie de l’album Love Letters en début 2014. Depuis, la tendresse et le spleen du groupe a su me surprendre et m’émouvoir. C’est pourquoi Summer 08 est un album que j’ai personnellement attendu avec une grande curiosité.

Badaboum ! Le premier single « Old Skool » semble abandonner le format intimiste de l’album précédent, j’ai peur. Pourtant, ce morceau à su très vite me convaincre. Un tube pop que Mount ne semble pas entièrement assumer en tant que tel. Sample d’aboiement de chien et scratch (oui, vous ne rêvez pas, du scratch), tout est là pour ne pas rendre la première écoute du morceau déconcertante. « Old Skool » n’est est pas moins un morceau rempli à ras bord du génie de son géniteur. Groovy, sexy et terriblement triste…

La boom.

Avec Summer 08, la mélancolie est à tous les coins de rues. Les beats sont là pour faire danser et les mélodies pour nous faire pleurer. C’est exactement ce qui se passe sur « Night Owl », qui est assurément le meilleur titre de l’album. Possédant un feeling absolument bouleversant, cette composition nous ramène à ce que Metronomy sait faire de mieux. Une pépite ! Que dis-je, une pépite. Le minimalisme des instrumentations électroniques sont une nouvelle fois louables, bien que volontairement bien mieux produites que sur Love Letter. « Summer Jam » est un évident hommage au riche univers musical de Sébastien tandis que « Hang Me Out To Dry » donne une saveur sucrée aux larmes de Jospeh Mout. Tout autant de chose qui nous ramènent au fin fond des années 80’s, dans une boom où les ados n’osent se dévoiler leurs sentiments.

On danse ? 

Nous sommes pourtant bel et bien pendant l’été 2008. Ça chahute sur le bord de la piscine avec le très malin morceau d’ouverture « Back Together ». L’amour n’est jamais très loin. Pourtant, cette fois-ci, Joseph Mount semble d’avantage dans la (re)séduction que dans la tristesse d’un cœur brisé. Ouvrir l’album avec ce morceau est une très bonne idée. Les guitares sont de sorties et vont discrètement passer le relais aux fidèles claviers de Metronomy. On sent une fois de plus que Joseph Mount est un amoureux de la pop avec les sensuels « 16 Beat » et « Mick Slow ».

Une élégance désespérément charmeuse associée à une nostalgie qui colle à la peau, Summer 08 est un autre reflet de la vie de Joseph Mount, qui se dévoile album après album. Censé être un retour aux sources, ce nouvel album est surtout la synthèse de ce qu’a accompli Metronomy depuis son premier album en 2006. Dix années qui ont apporté leur lot de changements. Le groupe est petit à petit devenu le joujou de Joseph Mount, ne laissant presque plus aucune place à ses congénères (sauf en live). Une musique qui a su trouver le juste mélange entre pop et nostalgie. De ce fait, Summer 08 n’a rien de surprenant. C’est là son plus gros défaut. Mis à part la surprise procurée par « Old Skool », Metronomy reste dans sa zone de confort, perfectionnant encore un peu plus sa pop pince cœur.

La Note: 

4

2 pensées sur “Metronomy – Summer 08

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