Halo Orbit – Halo Orbit

Difficile de caser Halo Orbit dans une case. Encore plus difficile de le situer géographiquement. Halo Orbit est un trio qui gravite autour d’horizons musicaux multiples, ne contemplant qu’une seule et même planète. Les barrières sont brisées, les frontières explosées. Ne vous fiez pas à cette pochette minimaliste, la musique de Halo Orbit est bien plus riche. Il faut dire que ce ne sont pas n’importe quels zozos qui se cachent derrière le groupe. Le bassiste Juan Alderete (Mars Volta, Deltron 3030, Big Sir), Mark Guiliana (batteur sur le Blackstar de David Bowie) et la guitariste/claviériste SuGar Yoshinaga (Buffalo Daugter) unissent leurs talents afin de réaliser un album hybride.

Le rock du futur ? 

Ce premier album est une grande claque. Tous les styles et toutes les ambiances se mélangent avec finesse. Du hip-hop avec « One Of These Days » (en featuring avec Del The Funky Homosapien), en passant par la musique ambiante et expérimentale avec « Trieste », le trio traverse l’histoire de la musique sans être grossier. Cette justesse provient probablement de l’expérience des musiciens, qui ont tous roulé leur bosse dans de nombreux projets. Halo Orbit pourrait être un très bon groupe à faire écouter à des races extraterrestres pour leur faire découvrir le rock Terrien. La basse de Juan Alderete est semble d’ailleurs provenir directement d’une soucoupe. Entre les nombreux effets et l’utilisation fréquente d’une basse fretless, le son du bassiste est tout simplement unique et futuriste. Le tout se mariant parfaitement avec les discrets synthétiseurs de SuGar Yoshinaga.

En plus ils sont fun ! (Regardez ils ont mis des tambourins sur leurs têtes, je suis plié).

Tout feu tout flamme. 

Chaque morceau de ce premier album possède son lot de surprises et de moments forts. Une pensée particulière pour « Angels Flight » qui possède un groove irrésistible ainsi qu’une touche de folie libératrice. « Brothers and Sisters » est quant à lui un titre de jazz-fusion de très bonne facture. Appuyé par la présence du légendaire claviériste Money Mark (connu pour ses collaborations avec les Beastie Boys) et Adrián Terrazas-González (saxophoniste attitré d’Omar Rodriguez-Lopez), le morceau prend une dimension quasi-mystique.

C’est très bien tout ça, mais l’album manque cruellement de cohérence. Il n’y a pas de liant entre les morceaux. On passe alors du coq à l’âne sans trop comprendre comment on est arrivé là. Ce premier album a le défaut de tous les premiers albums : celui de la démonstration. Halo Orbit nous montre toute l’étendue de son talent tout en oubliant de créer un univers harmonieux. Rien de bien dramatique, mais à la première écoute, l’album a tendance à être assez déconcertante.

La Note :

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