Froth – Bleak

cover

Repartons faire un tour du côté de nos chers indépendants, vers la côte californienne cette fois-ci. Froth c’est le soleil, c’est la surf-music, c’est les maillots de bain, c’est le psychédélisme, c’est le garage, c’est les converses, c’est un peu tout ça. Froth c’est aussi signé chez Azbin Records et Frantic City (Burger Record aux US). Froth c’est un peu les petits frères des Raveonettes et les cousins de Robert Smith. Froth c’est plein de choses sympas que l’on peut retrouver sur Bleak, leur dernier album en date.

Pipeline

La surf-music des Chantays et des Ventures vient tout de suite à l’esprit après l’écoute de ce disque. C’est bien évidemment dû au traitement très californien des guitares. Reverb, échos et autres effets psychédéliques nous accueillent dans une vague incontrôlable. J’en parle rarement ici mais, j’adore la musique surf. Vous aurez le droit à un super article un jour, promis. En attendant, Froth fait son petit remue-ménage avec des morceaux vraiment efficaces comme « Saccharine Sunchine » et surtout « Afternoon » qui mêle shoegaze, surf et garage avec finesse et émotion.

T’avais pas dit Rober Smith ?

La musique n’est pourtant pas si légère que ça. Les mélodies de « Afternoon »« Turn it Off » et « Sleep Alone » font part d’un spleen californien certes un peu cliché mais, tellement beau. On retrouve également cette langueur garage propre aux Brian Jonestown Massacre sur des morceaux comme « Bleak » et « Nothing Baby ». Le seul truc qui me dérange, et c’est totalement personnel, c’est le chant. J’en ai un peu marre de cette façon artificielle de chanter sur la scène garage. Ça a tendance à me sortir de l’album surtout que ce type de chant n’est pas permanent. Les morceaux rythmés sont souvent chantés plus sincèrement que ceux plus lents. Comme si le groupe se cachait dès qu’on entre dans son intimité. Il n’y a pas de vrai problème avec ça, c’est juste que personnellement, je trouve ça dommageable.

Et Rober Smith là dedans ? Je sais pas, j’y ai juste pensé en écoutant Bleak. Ah, me voilà malin, je fait du name-dropping simple et dégueulasse. Même si j’ai pas été sympa avec le chant, j’aime bien cet album. C’est pas révolutionnaire mais, quand le boulot est bien fait il n’y a aucune raison de cracher dessus. Surtout que des titres comme « Afternoon » et « Postcard Radio » sont vraiment trop cools.

La Note:

4

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