Dima : Vitalic undercover.

Avant de connaître le succès avec son projet Vitalic (Vitalou pour les intimes), Pascal Arbez-Nicolas officiait sous le nom de Dima. Un projet techno qui a occupé le producteur de 1996 à 2000. C’est dix-huit ans après que le projet reprend vie avec un EP de quatre titres : Sound Of Life. Une pause récréative après des tournées incessantes sous le sobriquet de Vitalic. Mais le musicien dijonnais n’a pas l’intention d’en rester là. Le projet Dima est déjà annoncé en tournée dans plusieurs clubs et festivals. Inarrêtable. D’autant plus qu’un nouveau projet electro/indus avec Rebeka Warrior est déjà en route, un morceau est déjà disponible. Rebeka Warrior avec qui Vitalic avait déjà collaboré sur son album Rave Age avec le titre La Mort Sur Le Dancefloor, un moment fort du disque et de ses lives.

Mais nous sommes là pour parler de la techno brute de Dima. Pour ceux qui se demandent à quoi ressemblait Dima il y a presque vingt ans, vous pouvez regarder la vidéo en bas de ce paragraphe. C’est brut de décoffrage et ça sent bon les fins de soirées dans les hangars. Qu’une envie, taper du pied à en détruire ses semelles. Avec ce nouvel EP et après tant d’années auprès de Vitalic, Dima va-t-il réussir à retrouver sa place et être aussi puissant qu’à la fin du siècle dernier ?

Ah oui, oui, oui !

Sounds Of Life s’ouvre sur Washing Machine, un morceau très Vitalic dans l’âme qui permet de faire la transition entre les deux projets avec douceur. On y retrouve des couches de synthés et des effets sonores que l’on connait bien avec le projet Vitalic. La mélodie est hypnotique et le morceau oscille entre douceur et puissance. Une puissance qui va monter crescendo tout au long de l’EP pour finir sur le sombre et équivoque Just Like in 1998. Une ambiance à la Doom (le jeu-vidéo) et des synthés jouant les notes les plus basses nous poussent en chute libre dans un univers ténébreux.

Un univers auquel les deux autres morceaux de l’EP contribuent également avec brio. Tushuss est d’ailleurs l’incarnation du morceau imparable qui prend le contrôle de notre corps pour nous faire bouger comme des idiots. Un morceau qui a semble-t-il été joué durant la dernière tournée de Vitalic et qui était probablement le moment le plus intense du set. Le trip acide du titre Sounds of Life est également très convaincant et donne lui aussi une furieuse envie de voir Dima en live.

Que ça fait du bien de voir un artiste s’essayer à de nouveaux (anciens) projets. Vitalic n’a plus grand chose à prouver, ses concerts son toujours blindés et ses albums marchent plutôt bien. En revanche Dima a tout à (re)faire sur la scène électro actuelle. Bien que l’étiquette Vitalic apporte inévitablement beaucoup de lumière sur le projet, c’est un plaisir d’entendre Pascal Arbez-Nicolas sur un registre plus underground et sombre. Dima est un projet puissant et épais à qui l’on souhaite une belle remise en selle.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.