Burial: le dubstep anglais, le vrai !

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Revenu sur le devant de la scène fin 2013 avec l’ep « Rival Dealer », Burial est l’un des artistes de musique électronique les plus doués de sa génération. C’est aussi l’un des plus énigmatiques. Avec deux albums au compteur et une belle flopée d’ep, l’univers musical du britannique est bien établi mais, le mystère plane au sujet de son identité. Aujourd’hui, nous allons revenir sur la carrière discographique du londonien ainsi que sur le mystère (soit disant levé) qui entoure son identité.

Albums solos et collaborations

Le premier Ep de Burial est le 4 titre « South London Borough » sorti en 2005 sur le label Londonien Hyperdub (label qu’il n’a toujours pas quitté). Cet ep pose les bases de sa musique. A mi chemin entre Uk Garage et musique ambiante, le britannique puise dans des genres multiples pour composer. On retrouve d’ailleurs certains titres de cet ep sur son premier album éponyme. Il jette un grand pavé dans la marre avec cet album sorti en 2006. Le public, ainsi que la presse, est unanime: c’est une merveille. Il sera même nommé meilleur album de l’année par le magazine anglais The Wire. Un an plus tard, Burial sort son deuxième album. « Untrue » confirme le succès de l’album précédent ainsi que le talent du britannique. Il était d’ailleurs pressenti pour remporter le Mercury Music Prize (prix qui récompense le meilleur album britannique de l’année). Sa nomination ne s’est pas transformée en prix mais, Burial a réussi à mettre sur le devant de la scène un genre musical plutôt obscur pour le grand public.

En parallèle de ses sorties solos, Burial réalise quelques collaborations qui valent le détour. Il remixe deux chansons de l’album « Heligoland » de Massive Attack en 2011. Il collabore également avec le talentueux Four Tet sur trois ep (dont un en trio avec Thom Yorke, leader du groupe Radiohead). Ses travaux avec Four Tet sont certainement ses créations les plus intérréssantes.

Burial signe son retour en fin d’année 2013 avec le trois titre « Rival Dealer ». Cet ep est de bonne facture mais assez déboussolant. Les compositions sont plus agressives et les rythmes breakbeats plus accentuées. (surtout sur le morceau « Rival Dealer »)

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« Seulement cinq personnes savent que je fais de la musique »

L’artiste a toujours protégé son identité. Face aux pressions des tabloïds anglais, Burial révèle son identité au travers d’une lettre publiée sur MySpace. William Bevan de son vrai nom, y explique qu’il n’est q’un simple musicien souhaitant partager ses créations, rien de plus. Il affirme même que « Seulement cinq personnes savent que je fais de la musique ». La notoriété n’est donc pas au centre de ses intérêts. D’ailleurs il ne se produit quasiment pas en concert, voire jamais. Malgré ses révélations faites en 2008, le mystère reste entier. Il est tellement difficile de l’approcher que certains se demande si il n’aurait pas embobiné tout le monde. Difficile de savoir la vérité. Certains pensent même que Burial est le projet parallèle d’un autre artiste. Four Tet, Richard James (Aphex Twin) et Norman Cook (Fatboy Slim) sont d’ailleurs suspectés. Quoi qu’il en soit, sa stratégie paye car son succès ne diminue pas. Il devient donc une sorte de mythe, une chimère. Au point même de se demander si tout ça est vraiment réel. Mais le plus intéressant reste sa musique.

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Burial, cousin d’Eminem ? (posté en 2008 sur MySpace)

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