Brother James – Beyond The Pines

Brother James Beyond The Pines

Fin 2014, Brother James sortait son premier album. Un disque très intéressant et prometteur, mais qui souffrait de quelques soucis inhérents à un premier album. Le quatuor toulonnais a laissé au projet le temps de mûrir et débarque en ce début d’année 2017 avec Beyond The Pines. Un deuxième album signé en coproduction chez Desertion Records, La Cellule Records, Emotionally Unstable Records, Dingleberry Records et produit par les soins d’Olivier Cancellieri. Quitte à faire du bruit, autant le faire entre potes ! Car oui, Brother James sont les petits frères sudistes de Sonic Youth. La comparaison est certainement facile, mais elle illustre assez bien la musique du groupe. Entre noise et post-rock, le groupe fait hurler ses guitares et rugir sa batterie. N’ayez pas peur des larsens, Brother James ne vous veut que du bien.

Ballade au fond de l’ampli. 

Commençons avec les choses qui fâchent. À l’époque de la chronique du premier album de Brother James, nous avions reproché le manque d’efficacité et de profondeur des ballades du groupe. Eh oui, on part du principe que quand tu tabasses ta gratte pendant une demi-heure, la balade qui suit doit être quasi-parfaite pour faire son effet. Croyez le ou non mais nos reproches ont été entendus ! Le passage le plus calme de ce nouvel album est rondement bien mené. « Dallas » et « [NTRLD] » s’emboîtent parfaitement et prennent le temps de poser une atmosphère, un univers. Le frère James nous amène alors voir ce qui se cache derrière la forêt, où l’on trouve notre bonheur, notre petit havre de paix.

Brother James Lineup

Noisy James. 

Avant d’être un groupe de post-rock, Brother James est avant tout un groupe de noise rock. Le groupe nous le rappelle très vite avec le défroqué « Mrs.White ». Un titre qui prône la folie et qui met en avant une basse opaque ainsi que des guitares au bout de leur vie. Le morceau alterne entre calme et tempête, illustration parfaite d’un cerveau qui bouillonne sous l’emprise de la démence. Une alternance entre clarté et noirceur qui se déploie également sur le morceau d’ouverture de l’album : « Hitomi ». On décèle des bribes de mélodies enjouées, mais l’apocalypse n’est jamais bien loin. Et que dire de « Beyond The Pines » qui clôt l’album en mélangeant habilement les deux facettes du groupe, tout en profitant de son passage pour nous mettre une bonne baffe.

Y’a pas à dire, ce deuxième album corrige les défauts du précédent. Brother James évolue alors là où beaucoup de groupes ont tendance à stagner. Le groupe évite également le piège de l’influence trop palpable de ses pères fondateurs (coucou Sonic Youth, coucou Slint). La production a également pris de l’ampleur et permet aux morceaux de gagner en puissance ainsi qu’en profondeur. Plus besoin d’hésiter, Brother James est à considérer comme un très bon groupe de noise rock / post-rock. Beyond The Pines vient de leur permettre de faire leurs preuves !

La Note :

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