Braids – Deep In The Iris

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Braids est un groupe comme le Canada sait en faire : indépendant et plein de bonnes idées. Avec deux très bons albums à leur actif, le trio originaire de Calgary a choisi ce beau mois d’avril pour sortir Deep In The Iris. Je ne vous le cache pas, ce troisième album est attendu de pied ferme par ma petite personne. Le groupe m’a déjà mis une énorme claque avec le titre « Victoria », disponible sur Flourish // Perish sorti en 2013. Pourtant, Braids a du mal à nous tenir en haleine sur la longueur d’un disque. Espérons que Deep In The Iris ne souffre pas du même problème que ses prédécesseurs.

J’ai chialé

Si vous lisez un tant soit peu mes critiques, vous savez déjà que je suis un vrai cœur d’artichaut. Braids est le genre de groupe qui peut me faire fondre en larmes. La voix céleste de Raphaelle Standell-Preston, les arrangements, les mélodies, tout est fait pour nous installer dans un cocon rassurant et confortable. Les trois canadiens aiment bien envoyer d’énormes doses d’émotions à la fin de leurs morceaux. Une sorte de laissez-aller, ou de lâcher prise, totalement bouleversant exécuté à la perfection. Les deux premiers titres (« Letting Go » et « Taste ») sont très réussis et laissent présager du meilleur concernant la suite du disque.

C’est Pop, très pop…

Étape quasi-obligatoire dans ce genre de groupe un peu « arty » : la popisation (je viens de vomir en écrivant le mot »arty »). Le trio admet même la simplification sa musique, c’est déjà ça… En tout cas, Braids réussi parfaitement ce petit virage. Les morceaux gagnent en efficacité et gardent tout de même la patte du groupe. L’album tient un discours assez important sur l’égalité des sexes dans notre société, d’où les mélodies accrocheuses. Elles permettent une plus grande visibilité au sujet, comme le prouve « Miniskirt ». Un titre qui fait plaisir tant par son propos que par sa montée en puissance pleine de rage.

Deep In The Iris est un album vraiment très intéressant. Malheureusement, les morceaux sont trop inégaux. Certains titres comme « Getting Tired » et « Bunny Rose » sont assez vite oubliés. Comme les précédents albums, le groupe à encore du mal à tenir la longueur mais, comment lui en vouloir quand il nous offre une poignée de morceaux bouleversants aux intentions féministes et humanistes totalement louables et nécessaires ? En tout cas, cet album va sans aucun doute permettre au groupe d’élargir son public.

La Note:

4

5 pensées sur “Braids – Deep In The Iris

  • 10 mai 2015 à 11 h 05 min
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    D’accord avec l’article, même si personnellement j’adore les deux titres « assez vite oubliés » 🙂 En ce qui me concerne, c’est plutôt de Miniskirt dont je me serais bien passé … La voix y est vraiment trop poussée à mon goût, même si la chanson est intéressante et tranche avec tout ce que le groupe a fait précédemment. Idem avec Blondie (dont je raffole, en revanche) qui est de loin leur morceau le plus pêchu, très drum and bass et ahurissante en concert ! Je pense qu’il s’agit d’un des groupes les plus intéressant et sincère du moment, et je me réjouis d’entendre la quinzaine de morceaux laissés de côté durant l’enregistrement de cet album … Si c’est de la qualité d’autres chutes comme « deep running » ou les faces b de l’album précédent, quel régal en perspective !!

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    • 10 mai 2015 à 11 h 24 min
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      Salut Thomas,
      Il va donc y avoir une flopée de morceaux exclusifs ? J’ai hâte. Je doit bien avouer que je n’ai pas écouté les « chutes » des précédents albums…
      Merci pour ton analyse ainsi que pour ton commentaire.

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  • 10 mai 2015 à 15 h 55 min
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    J’ai lu ça dans je ne sais plus quelle interview, oui, je ne retrouve plus laquelle mais en cherchant je suis également tombé sur ce passage :

    « We wrote Flourish // Perish on little studio monitors, in a small jam space, with headphones, so it wasn’t very loud. Whereas for Deep In The Iris, we rented a huge PA system, and made sure that wherever we were, we could make tons of noise. Most of the songs were written at extremely loud volumes. “Miniskirt” was written at an ear-bleeding loud volume. And that was an important part of this record. The way in which we were writing these songs, and the way Austin was composing his drum parts had much more of a live, and very visceral feeling. I feel like these songs will be a lot more fun in a live environment because they were built for it. »

    Rétrospectivement, pour les avoir vus à Londres il y a une semaine et l’an passé à Bruxelles/Berlin pour leur album précédent, ça me semble en effet évident. Vivement les prochaines fois (au Japon, à Montréal et re-Bruxelles, oui je suis fan !) 🙂

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  • 10 mai 2015 à 16 h 12 min
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    Ah, voila – avec la « Deep Running » précitée, ça fait donc 14 et non 15 🙂 – :

    « Braids also hope to develop some of the leftover material from the Deep In The Iris sessions: “we have three other songs that are done that didn’t make the record, that I think are very strong and then there are another ten or twelve songs that are half finished or just ideas that are all still very exciting and we want to wrap them up with the same sort of creative energy that we had, and that we still have from those recording retreats.” Tufts also adds that “there’s another song called “Sweet World” some people know it as “13” […] was going to be on the record but it just didn’t fit with the whole vision of it. That’s going to be coming out in the next year, for sure.”

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    • 24 mai 2015 à 13 h 04 min
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      Merci pour toutes les infos Thomas. On a plus qu’à attendre les b-sides du coup 😉

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