Aphex Twin – Syro

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Autant vous dire qu’on attaque un gros morceau aujourd’hui. On va donc essayer de couper dans le lard correctement, avec précision et passion (la passion c’est important !). Fini de trépigner, le nouveau et tant attendu album d’Aphex Twin est désormais disponible dans le monde réel. Son petit nom; Syro. Encore un disque qui fait du bruit. Cela fait maintenant treize ans que le dj irlandais n’avait pas enregistré d’album. La sortie suprise du disque perdu de Caustic Window (un des nombreux alias d’Aphex Twin) ne parait donc plus si innocente que ça… Mais bref, voyons voir ce que Syro a dans le ventre. (Pas de surprise, Syro sort chez Warp Records)

Retour aux sources

Aphex Twin nous avait quitté sur un pans très bordélique de sa musique. Druqs avait effectivement désarçonné les fans les plus endurcis du musicien. Avec Syro, c’est une autre chanson. On retrouve le gout des albums plus ambiants sur les cinq premières pistes. Syro commence sur les chapeaux de roues avec « Minipops 67 (source field mix) » (vous constaterez la simplicité des titres). Ce morceau est un bon condensé de ce que sait faire Aphex Twin. Des nappes ambiantes, des textures électroniques étranges ainsi qu’une grosse part de mélancolie, accentuée par l’utilisation d’un piano désaccordé. Piano que l’on peut entendre sur le deuxième titre « XMAS-EVET10 (Thanaton3 Mix) » aux allures encore plus ambiantes ainsi qu’aux quelques percussions orientales bien senties. L’album suit une progression très bien éxécutée par Richard D. James. La cinquième piste « 180db_ » fait office de transition vers des morceaux aux rythmes plus étranges et saccadés. Aphex Twin dans sa bizarrerie la plus totale.

Beats Fuckery 

« CIRCLONT6A (Syrobonkus Mix) » et ses beats syncopés nous mettent assez bien dans le bain drum & bass et vieille techno que nous fait prendre Aphex Twin. On garde tout de même cette dose de mélancolie – qui est le fil rouge de l’album – grâce à des sonorités aux mélodies très accrocheuses (si tant est qu’on les trouvent). « Fz pseudotimestretch+e+3 » fait office d’interlude robotisé avant de reprendre avec « CIRCLONT14 (Shrymoming Mix) ». S’en suit un tunnel de morceaux étranges et épileptiques que l’on saura apprécier avec le temps, comme le bon vin (sauf pour Gérard Depardieu). « Aisatsana » clôt l’album et nous récompense d’être arrivé jusqu’à la fin du disque. Cette petite balade au piano apaisera la folie qu’Aphex Twin aura imiscé en nous tout au long de Syro.

Tout est bien qui fini bien ! Ce disque aurait pu être une déception en vue de l’attente qu’il avait généré. Aphex Twin signe un retour gagnant avec un album complet et varié qui saura plaire aux fans comme aux novices. Même si la vision musicale d’Aphex Twin semble être restée dans les années 90, ça fait jamais de mal de faire quelques pas en arrière pour se rappeler qu’avant c’était pas si mal.

La Note:

5

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