2019 – Throwback

2020 à peine arrivé (nous sommes le 2 janvier au moment où ces lignes sont écrites, je vous jure) et il est grand temps de faire le point sur ce que l’année 2019. Petit coup dans le rétroviseur avant d’attaquer pleinement une nouvelle année, sauf qu’on est déjà au mois de mars !

Trouvez dans cet article mes albums de l’année ainsi que le traditionnel MEGAMIX de fin d’année, cette fois-ci mixé en direct de mon salon et autant vous dire que j’étais en pyjama !

Malgré les nombreux albums ayant animé l’année 2019, l’activité du blog était en berne pour tout un tas de raison. Vous pouvez en savoir plus juste-ici. 

Mais ce n’est pas pour autant que j’ai passé l’année à ne rien écouter, bien au contraire. Mais il y a tout de même eu un phénomène assez nouveau et particulier dans ma façon d’écouter de la musique. Parmi les nombreuses sorties discographiques de 2019, j’ai passé mon temps à écouter 4 albums en boucle. EN BOUCLE ! J’écoutais pourtant les sorties assidûment chaque vendredi, profitant de me trajets quotidiens en RER et me laissant transporter par ces découvertes hebdomadaires.

Mais il n’y a que 4 albums qui faisaient mouche à chaque écoute, 4 albums qui ont forgé mes écoutes quotidiennes, 4 albums qui ont su m’émouvoir et dont j’ai envie de vous parler rapidement aujourd’hui.

Avant d’attaquer la suite, vous pouvez écouter mes morceaux préférés de l’année 2019 dans le MEGAMIX ci-dessous ! C’est mixé par mes soins, ça dure 2h30, parfait pour un trajet en voiture, en tâche de fond sur l’ordi’ du bureau ou pour accompagner la lecture de cet article (qui ne va finalement vous prendre que 5 minutes).

Tyler The Creator - IGOR

Si je ne devais garder qu’un seul album en 2019 ce serait sans aucun doute IGOR, le dernier album du rappeur (?) californien Tyler The Creator. La semaine de sa sortie, j’ai écouté cet album en boucle et rien d’autre…

Après avoir mis tout le monde d’accord avec le magnifique Flower Boy en 2017, il semblait difficile pour Tyler The Creator de composer un nouvel album aussi détaillé, sincère et généreux. Pourtant, IGOR place la barre encore un peu plus haut, s’émancipant de tout genre musical pour créer le sien. Un tour de force assez rare par les temps qui courent. Tyler The Creator fait tout sur ce disque : il chante (malgré sa voix fragile), il rap (mais pas trop), il compose, il produit et il répare le problème de climatisation de ta Fiat Punto. Impressionnant je vous dis ! 

En résulte un album exceptionnel, sous fond d’une relation amoureuse qui en ferait chialer plus d’un.e. À en crever le cœur. Un classique instantané qui saura traverser les décennies et marquera ma relation avec la musique à tout jamais !

Brutus - Nest

Sorti en début d’année 2019, au mois de mars pour être précis, Nest était totalement passé sous mes radars. Je ne lui avait donné qu’une petit chance, sans grandes convictions. Brutus est un trio guitare, basse, batterie qui avait pourtant tout pour me plaire : ambiance sombre, chant puissant et signé chez le label Sargent House. Mais non, l’écoute était passée comme une lettre à la poste. 

C’est en voyant la réaction très enjouée du public du Hellfest après le passage du groupe sur la scène du célèbre festival que je me suis dit : « j’ai forcement loupé quelque chose… ». Et oui j’avais loupé la meilleure production rock/metal/je ne sais plus comment décrire ces groupes, de l’année. Les flamands développent dans cet album un son d’une puissance et d’une profondeur bluffante pour un trio. Le tout accompagné de compositions poignantes et d’une maîtrise vocale impressionnante de la part de la batteuse Stefanie Mannaerts. Le plus impressionnant est de la voir jouer de la batterie en live tout en assurant ses lignes vocales. Une machine de guerre !

Nest est un album qui file la larme à l’oeil tout en donnant envie de taper du poing sur la table et de taper du pied en live. Une pure merveille.

M83 - DSV II

J’ai déjà parlé de cet album en détail sur le blog. Ça fait redite mais voici mon avis sur ce disque au moment de sa sortie :

Cela fait maintenant presque un mois que DSVII est devenu mon album de chevet. Je m’endors quasiment chaque soir enveloppé dans ses irrésistibles mélodies (et dans ma couettes aussi). Apaisant et cotonneux, cet album sait aussi partir à l’aventure avec des morceaux comme « Feelings » et « Temple of Sorrow » qui proposent tous deux un finish épique et émouvant. Des morceaux qui marquent par l’intensité qui montent crescendo et par les cœurs qui nous donnent l’impression d’avoir accompli une importante mission, d’avoir changé le monde.

Les influences se chamboulent et font références à des artistes précurseurs que j’admire tels Vangelis et Jean-Michel Jarre. Bien que bourré de ce genre de référence, DSVII n’est pas un album d’hommage et de nostalgie bête et méchant. Anthony Gonzales livre sa vision de la musique, son interprétation de ses sentiments et ses souvenirs à travers une musique ambiante dans laquelle chacun peut se projeter et intégrer un bout de son histoire.

Si vous n’aimez pas les synthétiseurs et la musique contemplative, vous auriez bien tort de passer votre chemin. Vous vous priveriez d’un voyage merveilleux dans un monde fantastique immerger dans les bonnes ondes. DSVII est un album qui ouvert aux interprétations et aux sentiments de chaque auditeur. Un album que l’on prend plaisir à écouter encore et encore. Une sorte d’histoire sans fin…

Thom Yorke - Anima

Impossible de ne pas vous parler de Thom Yorke n’est-ce pas ? Surtout quand il livre un album aussi détaillé et animé qu’Anima.

Le compositeur anglais continue de mener une carrière solo absolument parfaite à mes yeux. Toujours à l’avant garde, il dépeint en musique ces gigantesques villes qui accaparent notre quotidien, bouleversent nos rapports sociaux et qui nous immergent dans un monde où nous sommes en constante représentation, cherchant l’approbation du regard d’un.e inconnu.e. Un album qui sait allier la force mélancolique de la voix et des mélodies de Thom Yorke avec l’énergie remuante et dansante d’une certaine tranche intello de la techno.

Anima est sans aucun doute l’album solo de Thom Yorke le plus complexe, celui où s’y plonger risque de nous changer et nous interroger sans cesse. Outre ses qualités mélodiques évidentes, Anima porte une vision apocalyptique et étrangement douce sur notre techno-cocon, ce qui lui permet de dépasser le statut d’oeuvre musical pour se transformer peu à peu en oeuvre totale.

Bon, si vous n’aimez pas Thom Yorke, vous avez déjà compris que vous allez détester cet album !

VOILÀ !

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