168 heures dans la discographie de Mastodon

Une semaine après ce voyage dans la discographie du groupe, que penser de Mastodon. Je ne connaissais que très peu le groupe avant de me lancer dans cette aventure. C’est donc en totale découverte que j’ai écrit ces critiques. Mon avis changera surement avec le temps, ou pas. L’écoute a néanmoins été très agréable.

C’est oui !

Mastodon est un groupe qui n’a pas volé sa réputation. Dès son premier album , Remission, le groupe nous a habitué à la crème de la crème. Le groupe a énormément évolué depuis. Passé par une grosse phase metal prog, Mastodon canalise désormais son génie et ne tourne plus autour du pot. Il parvient à mélanger ses pulsions prog avec un rock plus franc du collier. Les membres du groupe sont charismatiques et mettent parfaitement en valeur une imagerie détendue. Mastodon n’intellectualise jamais gratuitement sa musique. Il y a toujours un message, une expérience, enfouie sous cette tonne de riffs.

Même si Crack The Skye n’a pas réussi à gagner mon cœur, je lui reconnais toutes ses qualités tout en tolérant ses défauts. Je trouve le groupe bien plus inventif sur Blood Mountain, qui a moins tendance à se perdre dans des embranchements presque superficiels. Crack The Skye est l’album le plus séduisant dans le discours qui l’entoure. Cet album de metal prog avec ses voyages ésotériques, le tout créé par un groupe de sludge. C’est vrai que c’est appétissant.

Mainstream ? 

Après Crack The Skye, le groupe est allé explorer des horizons plus directs. Certains disent que Mastodon est devenu un groupe mainstream. Entre Mastodon et la musique grand public il y a tout de même un monde, et M.Pokora. Le groupe jouit certes d’une très grande réputation dans le cercle rock et metal, mais de là à qualifier l’ère post Crak The Skye de mainstream… Ce qu’il ne faut pas entendre.

Y a t-il un chanteur dans l’avion ?

Comment le groupe a-t-il pu faire un telle boulette. Un batteur au chant ! Alors oui, Brann Dailor chante bien. Avouons que sa voix n’est pas très intéressante et parfois poussive. Sans parler des lives. Erreur de débutant, un batteur qui chante c’est un peu comme interviewer un joueur de foot en fin de match.

Troy Sanders et Brent Hinds ont leur petit truc. Mais une fois de plus, ça parait poussif et pas naturel. Bref, il manque un chanteur digne de ce nom. Surtout pour les lives car MON DIEU, que c’est compliqué. Je n’ai jamais vu Mastodon de mes propres yeux, je base mon avis sur les quelques concerts que j’ai vu sur YouTube. Rien à dire au niveau des instrumentaux. En revanche, le chant est un vrai cataclysme. Ça chante faux, ça gémit, ça râle sur les techniciens (comme si c’était de leur faute) et ça s’essouffle (normal Dailor joue de la PUTAIN DE BATTERIE !). C’est pas joli à voir, d’autant plus que Sanders à vraiment l’allure la plus étrange de la Terre. Il ne semble pas à l’aise derrière son instrument et abuse de pose un chouilla ridicule.

Le bilan. 

On se détend, j’aime Mastodon. C’est une très grosse découverte pour moi et je vais désormais suivre les aventures du groupe. Les quatre amis et musiciens ont une belle alchimie et sont chacun des experts de leur instrument. J’ai d’ailleurs eu un gros coup de cœur pour les solos de guitare de Brent Hinds, qui sont quasiment toujours de petites merveilles.

La note (moyenne des notes attribuées aux sept albums) : 4.1/5 ! (Ce qui n’est quand même pas dégeulasse, même si les notes ça veut vraiment pas dire grand chose).

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